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Noël BELLIOT - COGNAC

Municipales des 15 et 22 mars 2020 " Les candidats au fauteuil de Maire, peaufinent arguments et projets"

13 Décembre 2019 , Rédigé par Noël BELLIOT

Libre Opinion - Lettre n°3 : 13 décembre 2019

Chers amis, lecteurs de mon blog, Chères Cognaçaises, Chers Cognaçais,

En septembre, la campagne pour les élections municipales, avait démarré sur les chapeaux de roues avec notamment les deux réunions publiques de lancement de campagne de Morgan BERGER (Divers Droite) Liste « Notre parti c’est Cognac » et de Jean Hubert LELIEVRE (Les Républicains) Liste « En avant Cognac ».

Les mois d’octobre et novembre n’ont pas donné lieu à d’événements marquants, les candidats au fauteuil de Maire, peaufinent arguments et projets, distillent les noms de leurs futurs colistiers et font tout pour être le plus visible possible aux yeux des médias et du microcosme cognaçais.

Ces deux mois et les premiers jours de décembre ont néanmoins permis d’aborder quelques dossiers qui me permettent de vous adresser ces quelques lignes.

Sécurité urbaine et vidéo protection

Lors des élections municipales de 2014 le projet, porté par mon équipe, concernant la sécurité urbaine, avait fait l’objet de très vives critiques de la part de Michel GOURINCHAS, alors fortement opposé à l’armement de la police municipale et à la mise en place d’un réseau de vidéoprotection urbaine. Depuis, il a armé la police municipale bien au-delà de nos propositions, et fait voter par notre conseil municipal, quelques mois avant la fin de son mandat, le principe de mise en place d’un réseau de vidéoprotection, laissant à la future majorité le soin d’en définir le périmètre et surtout d’en assurer le financement…… Aujourd’hui, la quasi-totalité des candidats sont favorables à la vidéoprotection. Il y a six ans nous étions bien seuls !

Passerelles sur la Charente

Projet récurent maintes fois débattu : créer une passerelle sur la Charente reliant les deux berges, du vieux Cognac à la place du Solençon, au niveau des tours, un projet séduisant et réalisable si l’on trouve des co-financements indispensables. Damien BERTRAND (La République En Marche) Liste « Demain Cognac », fait de cette réalisation l’un des axes majeurs de son projet et propose également la construction d’une seconde passerelle pour désenclaver le quartier de Crouin, au niveau des Abattoirs, là encore l’idée est intéressante mais son financement beaucoup plus incertain. La Société HENNESSY semble avoir, elle aussi, un projet de passerelle piétonne mais vraisemblablement au niveau de son site et en lien avec son circuit de visite. Un projet privé évidemment plus facile à financer.

Désertification médicale et Centre de santé municipal

Le risque de désertification médicale est réel et impose que les politiques agissent et trouvent des solutions avec les professionnels de santé. La solution soutenue par Jonathan MUNOZ (Divers Gauche) Liste « Cognac en Commun », serait de créer un Centre de santé municipal, un projet qui remonte à 2013 et objet de vifs débats lors des élections municipales de 2014, nous y étions opposés privilégiant l’aide à la création de maisons de santé avec des professionnels libéraux. Après six ans d’atermoiement le Maire vient de mettre sur la table un projet flou avec l’idée d’avoir trois médecins, deux ou trois dentistes, une infirmière et autres professionnels de santé embauchés et salariés par la ville, l’immeuble qui abritait le Greta Place Camille Godard pourrait accueillir ce centre municipal sans que l’on ait la moindre idée de son coût de fonctionnement. Un dossier sur lequel les principaux concurrents du DAUPHIN ne prennent pas de position tranchée.

Dimanche sans voiture et zone 30

Jonathan MUNOZ, inspirateur malheureux du fumeux « Cognac Plage », promoteur de la mise en place progressive d’une zone 30 sur la totalité de la ville, se propose de tester « les dimanches sans voiture », une idée lumineuse, qui doit sans doute permettre de répondre aux mesures fortes qu’exige l’urgence climatique mais qui plus surement garantit une ville morte sans touristes avec la gêne que l’on imagine pour des cognaçais peu enclin à se déplacer massivement à pieds, à vélo ou à patinette. Le concept de transition écologique permet sans doute toutes les audaces y compris les plus farfelues. 

Gratuité des bus à Cognac

J’ai failli m’étrangler en écoutant Jean Hubert LELIEVRE, dans une des courtes vidéos mis en ligne par son équipe, se prononcer pour la gratuité des bus à Cognac et même affirmer que la ville prendrait à sa charge le coût de cette mesure soit la bagatelle de 170.000 euros annuel (près de 2 points de fiscalité).

Est-il besoin de rappeler que ce sont les entreprises qui financent la quasi -totalité du fonctionnement du réseau TRANSCOM à travers le Versement Transport (VT), mis en place le 1er janvier 2012. Cette contribution locale, des employeurs pour les entreprises de plus de 11 salariés, est de 0,30% de la masse salariale. Le VT est perçu par l’Urssaf qui le reverse ensuite à l’agglomération de Grand Cognac qui a en charge la compétence transport.

Est-il besoin de rappeler que la volonté du législateur, qui a instauré la possibilité aux collectivités de mettre en place le VT, était de faire contribuer les entreprises aux coûts des trajets, en transport en commun, de leurs salariés. Force est de constater que cet objectif n’est pas rempli à Cognac car le réseau TRANSCOM, sous sa forme actuelle, est inadapté aux horaires de travail et ne permet pas aux salariés d’arriver et de partir de leur lieu de travail.

Pour une ville moyenne de la taille de Cognac, préconiser la gratuité des bus pour les remplir est utopique, démagogique et contre-productif pour un service qui profite déjà majoritairement aux zones commerciales au détriment du centre-ville. Nous avons toujours été contre d’autant que la participation au prix du voyage demandé à l’usager, 1€, est minime et conforme au principe de responsabilité que nous défendions et au fait que rien n’est jamais gratuit. En l’occurrence ce sont les entreprises qui financent avec une très faible participation des usagers.

Faire croire, aujourd’hui, à la gratuité c’est ignorer qu’au final c’est le contribuable qui paye.

Serres municipales

J’ai regretté, comme beaucoup, la fermeture des serres municipales comme l’abandon des floralies que j’avais soutenues lorsque j’étais Maire Adjoint à l’environnement. Je déplore, tout autant, que la quantité et la qualité du fleurissement de la ville aient baissé au fil des années ainsi que le manque d’entretien de notre jardin public vitrine du savoir-faire de nos jardiniers. Morgan BERGER veut revenir en arrière et se prononce clairement pour la réouverture des serres municipales et même d’y introduire la production de fruits légumes, une proposition que je partage.

Des projets, mais avec quels financements ?

Les premières propositions des candidats créent de nouvelles dépenses tant en fonctionnement qu’en investissement alors même que la ville à un budget contraint avec peu de marge de manœuvre. 

Pour le budget de fonctionnement, il existe deux leviers, faire des économies et / ou augmenter les recettes. Concernant les économies, Michel GOURINCHAS a déjà réduit significativement les dépenses de fonctionnement, il semble difficile d’aller beaucoup plus loin sans remettre en cause la qualité des services rendus à la population et pour les recettes la seule possibilité est l’augmentation des impôts ménages sachant que la dotation de solidarité de l’agglomération doit encore baisser et que du côté des dotations de l’Etat il n’y a rien à espérer.

Aussi, faut-il rappeler que le point de fiscalité est à 111.623 € en 2019 alors même que la Taxe d’Habitation devrait être supprimer progressivement. A terme, la pression fiscale portera sur les seules Taxes Foncières, leurs produits est de 8.040.072 € en 2019 ; après intégration de la part départementale le point de fiscalité devrait se situer autour de 100.000 €. Ce qui signifie que par tranche de 100.000 euros de dépense nouvelle il faudra augmenter de 1% le taux du foncier bâti (26,37%) et celui du foncier non bâti (71,79%)

Concernant le budget investissement, la ville a une capacité d’investissement moyenne annuelle qui se situe, en n’augmentant pas l’endettement qui est déjà au maximum toléré, autour de 4 millions d’euros. Avec ce montant réduit elle doit faire face aux travaux de voirie et d’urbanisme, l’entretien des écoles et des bâtiments communaux, le renouvellement des matériels des services techniques……. La marge de manœuvre pour de nouveaux investissements est en conséquence réduite.

Aussi, les candidats ne pourront pas faire l’impasse de traiter de la situation financière de la ville et de mettre sur la table les solutions qu’ils comptent mettre en place en toute transparence et vérité.

D’ici là, j’en profite pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année.

A bientôt, pour la suite, sur mon blog

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