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Noël BELLIOT - COGNAC

Grand Cognac, un Président "sous surveillance"

15 Décembre 2017 , Rédigé par Noël BELLIOT Publié dans #Coup de gueule

Chers(es) amis(es) lectrices et lecteurs de mon blog,

Avec seulement 53 voix sur 95 votants, Jérôme SOURISSEAU est le nouveau Président de Grand Cognac, affaibli par une crise profonde qui couve depuis des mois.

Il n’y a plus que 4 Vice-Présidents de l’ex-Communauté de Communes de Cognac qui font  partie de l’exécutif de l’Agglomération (contre 6 précédemment). La ville de Cognac n’y est plus représentée.

Contrairement à ses collègues de l’ex Communauté de Communes de Cognac le Maire de Cognac a fait le choix de la « politique de la chaise vide ». Il pouvait choisir de défendre les intérêts de notre ville au sein de l’exécutif ou de rester dans l’ombre et espérer une inflexion de la politique proposée par le nouveau Président. L’avenir nous dira si son choix était judicieux.

Vous trouverez ci-dessous le texte de notre intervention.

Conseil d’Agglomération du 14 décembre 2017

Intervention de Noël BELLIOT

 

Chers collègues,

Nous sommes trois élus de la ville de Cognac, Emilie RICHAUD, Richard FERCHAUD et moi-même,  nous représentons les 2540 électeurs qui nous ont fait confiance en mars 2014. A ce titre nous siégeons comme Conseillers d’Agglomération de Grand Cognac pour y défendre l’esprit de solidarité communautaire tout en préservant les intérêts des concitoyens de notre commune.

A l’Agglomération, nous n’avons aucun siège au sein de l’exécutif, nous ne sommes pas membre du bureau, nous ne sommes pas invité à la conférence des Présidents pas plus qu’à celle des Maires. J’ajoute que nous ne sommes jamais destinataire des différents documents de travail comme ceux, par exemple, relatif à l’harmonisation des compétences communautaires.

En conclusion, les informations que nous avons proviennent, presque exclusivement, de la presse et de quelques échanges avec certains d’entre vous.

Aussi, la seule possibilité, pour nous, de nous exprimer est lors des séances du Conseil d’Agglomération, d’où mon intervention aujourd’hui.

Dans un premier temps, pour nous la démission de Michel GOURINCHAS a été une énorme surprise. Nous étions convaincus qu’un compromis serait trouvé et nous ne pensions pas que les désaccords,  au sein de l’exécutif intercommunal, étaient si profonds.

Nous regrettons vivement qu’en onze mois les points essentiels des actuels désaccords n’aient jamais été évoqués et même fait l’objet de débats  en Conseil d’Agglomération.

Force est de constater que les prises de position, dès uns et des autres, dont la presse est l’écho, augurent que la crise soit durable et que la démission de Michel GOURINCHAS ne règle rien.

La recherche du consensus semble pourtant le seul mode de gouvernance pertinent.

La rupture entre l’ex-Grand Cognac et les trois autres ex-Communautés de communes semble consommée. Nous espérions beaucoup de cette Agglomération et de notre destin commun autour du ciment qui nous assemble « Le Cognac ».

Aujourd’hui l’échec est patent !

Certes, la Loi Notre a provoqué, dans la précipitation, la fusion de territoires qui fonctionnaient différemment.

Certes, la fusion a été mal préparée : absence de réflexion sur un projet commun, absence de débat préalable sur les compétences, manque de transparence sur les impacts financiers et fiscaux.

Néanmoins !

Nous avons la chance d’être dans une communauté d’Agglomération parmi les plus « riches » de France, notre contribution au Fonds national de Péréquation des ressources Intercommunales en est la sanction, mais  malgré cela  notre agglomération rencontre des difficultés financières.

Comment en sommes nous arriver là ??

Et pourquoi feignons nous de découvrir  une situation financière difficile pourtant prévisible au vu des investissements conséquents engagés et programmés qui font exploser  nos dépenses de fonctionnement, réduit notre capacité d’autofinancement en deçà du raisonnable et met notre endettement dans le rouge.

Alors, que propose Jérôme SOURISSEAU, en charge des finances depuis la création de l’Agglomération, une mesure forte, réduire de moitié l’enveloppe de 6,4 M€ de la Dotation de Solidarité Communautaire, en trois ans et six ans pour les communes les plus en difficulté comme, Cognac, Gimeux, Bréville, Saint-Sulpice de Cognac et Mesnac.

Qu’avons-nous à l’appui de ce choix définitif, alors même que la question de la répartition des compétences entre l’Agglomération et les communes n’est pas réglée et que la question de la répartition du FPIC n’est même pas abordée.

Pas de situation financière, pas de budget prévisionnel, rien qui puisse étayer une telle décision.   

Pourquoi agir dans la précipitation et ne pas vouloir accepter un moratoire en baissant, certes, la DSC lors du prochain Budget Primitif mais en se laissant l’année 2018 :

  • pour élaborer un vrai Projet de Territoire afin de donner des perspectives claires et sur le long terme qui permette d’aménager et développer notre territoire de façon harmonieuse et équitable pour tous.
     
  • pour établir un Pacte Financier et Fiscal avec le souci de préserver la capacité des communes à assumer les compétences qui leurs sont dévolues. En tenant compte des charges de centralité de la ville de Cognac. En modifiant profondément les modalités d’attribution des Fonds de concours et permettre, notamment, aux plus petites communes de se développer.

Pour nous la solidarité communautaire doit s’exercer dans les deux sens et la croissance générée par notre territoire, qui entre parenthèse est  le fruit du développement de notre tissu économique et de la performance de nos entreprises, doit profiter à l’Agglomération mais aussi à ses communes membres.

Vous comprendrez que compte tenu de ce que je viens d’expliquer nous ne pouvons soutenir un candidat à la présidence qui propose des choix politiques contraire aux intérêts que nous défendons.

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